La fuite du Rubis

Publié le par miniklochette

C'était jeudi et comme tous les jeudis, Marly mettait son rubis. Cet anneau qui lui allait si bien. Elle rendait éclatant l'étincelle rouge qu'elle portait fièrement.

Toutefois, ce jeudi ne devait pas se dérouler comme celui de la semaine dernière.

Ce matin Marly exibe son précieux bijou devant l'étal du marchand de tissu. Il y avait longtemps qu'ils ne s'étaient vu et, pauvre commerçant, marly entreprit de lui recotner toutes les aventures qui lui étaient arrivées.

Elle avait bien assez vite commencé son récit que le rubis ronchonnait :

  • Et la voilà repartie, j'en ai plus qu'assez de l'entendre jacasser. Tous les jeudis c'est la même chose, sauf qu'elle change d'interlocuteur. Pauvre homme s'il savait.

Mais un carré de soie verte avait entendu cette réfléxion, sur quoi, il répondit :

  • Et toi là-haut, tu penses que tu n'as pas de chance, penses à moi qui subit quotidiennement ses mains sur moi. Faut pas croire il est pas tendre. En plus, il me caresse dans le mauvais sens du poil.


Sur ces mots, un châton noir et blanc sauta sur la soie, lui clouant le bec.

Juste le temps d'entendre « Oh qu'il est mignon » que la mégère reprit son discours sous le regard ennuyé du bonhomme.

Mais ce qu'elle n'avait pas vu, c'est que son rubis avait pris la poudre d'escampette.

L'anneau se trouvait bien au chaud sous un revers de la soie.

Elle lui criait : « Fuis, toi tu peux t'en sortir! »

Et le bijou glissait, se faufilait sous les couches de tissu. Chacune murmurant : « courage! », chacune le poussant plus fort.

Quel bonheur, le rubis sentait sa liberté toute proche. Encore un peu, il apercevait déjà le soleil au bout de l'étal, un dernier effort et tout serait fini.

Et puis, et puis, un cri, celui de la mégère. Elle avait tout découvert.

Elle hurlait : « Au voleur! » ne sachant pas si le pauvre marchant y était pour quelque chose. Il gesticulait vite, les yeux plongés dans tous les sens, le tissu entendait : « on va le retrouver, on va le retrouver, je n'y suis pour rien... »

Oh le ton de sa voix laissait penser que la panique le gagnait.

Sur l'étal, le tissu riait, riait à perdre la laine.

Enfin une bonne journée.

Pendant ce temps, le rubis continuait son ascension vers la liberté.

Puis soudain, il fut à l'air libre. Malheureusement, la mégère l'avait vu.

Pas de chance, encore une fois. Il reprit sa place au doigt de Marly qui le couvrit de sa mitaine bleue.

Et la pauvre le consola : « T'as pas eu le temp cette fois encore, mais t'inquiètes un jour tu y arriveras. Moi tu sais, j'essaie de me cacher mais elle me retrouve toujours. »

En rentrant chez elle, marly ouvrit son coffret et y déposa son anneau parmi les autres. Sitôt calé dans son écrin, il raconte toute l'histoire à ses amis. Ils rièrent beaucoup et longtemps..

Ainsi la soirée passa et la nuit. Et vendredi arriva trop vite.

La mégère ouvrit son coffret et pris son émeraude, et tous lui criaient : « Fuis si tu peux! »



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Publié dans Délires psycho!

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K
Ils sont à la recherche d'une maitresse plus frivole, qui les mettra plus en valeur? :-)
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K
Que dire après ça ! je suis koi
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M
Quoi??? :) lol t'as pas aimé??
M
Merci d'etre passer sur mon blog, je constate que ton blog est original sur les couleurs et la mise ne page. C cool. A bientot.
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